L'ouverture de la maison est accompagnée d'une exposition autour de la poétique de la maison par Sandrine Prévost-Servent, petite-fille de l'écrivain qui habite désormais le lieu.
Cette exposition rassemble des œuvres pensées en lien avec la maison familiale et l’histoire personnelle de Sandrine Prévost-Servent. À travers la photographie, la peinture, l’installation, le texte et le film, l’artiste explore de façon poétique les héritages intergénérationnels et transgénérationnels qui influent sur son monde intérieur. Les œuvres dialoguent avec d’autres objets plus anciens de la maison pour former un récit où s’entremêlent passé et présent, mené par des thématiques récurrentes comme le temps, le rêve, le sommeil, la mort et les interstices entre ces états, encore mystérieux.
Certains éléments et êtres vivants de la maison se retrouvent à la fois dans le monde du rêve et dans celui du réel. Ils font alors l’objet d’une attention particulière : filmés, photographiés ou mis en scène. Leur interprétation matérielle et plastique forme la jonction entre l’inconscient et la réalité.
C’est notamment le cas du Night-Blooming Cereus, plante remarquable rapportée des États-Unis dans les années 1960 par Helen Prévost, sa grand-mère et ancienne propriétaire de la maison. Transmise de génération en génération, elle incarne une mémoire familiale vivante. Les chats, le miroir, ainsi qu’une tête en bronze représentant l’un des ancêtres de la famille, occupent également une place importante dans son univers. Cette dernière figure se trouve notamment au cœur du court-métrage La Chute, co-réalisé avec Hassane Chami dans la maison en 2026.
L’exposition, qui prend place au sein même de la maison où le travail est pensé et réalisé, constitue une mise en abyme de ce travail et de la pensée qui le traverse.
Informations pratiques
6 personnes par heure – Créneaux : 14h/15h/16h/17h
Réservation obligatoire par email à maison.alainprevost@gmail.com
Adresse :
2, rue de l'église
28360, La Bourdinière-Saint-Loup


Festival Ar(t)chipel et ouverture de la Maison Alain Prévost
30,31 octobre et 1er novembre 2026
Cette année, en complément des archives de l'écrivain, la maison propose un focus particulier sur l’amitié qui lia Alain Prévost à la famille Calder au cours des années 1950, 1960 et 1970.
À travers une sélection de correspondances, de textes, d’articles, de photographies et de livres, ce parcours reviendra sur des relations à la fois amicales et intellectuelles.




© Maison Alain Prévost
© Maison Alain Prévost
Samedi 31 octobre à 20h
Dîner et installation "Self Service Soul Station" par l'artiste Anna Hora
Dans la maison d’Alain Prévost, à Saint-Loup, pousse un Nightblooming Cereus (Epiphyllum oxypetalum), plante rare en Europe, rapportée d’Amérique par l’épouse de l’écrivain. Sa fleur ne s’ouvre que quelques fois par an, la nuit, et se fane en quelques heures.
Sa floraison étant imprévisible, on organise dans certains pays des veillées nocturnes pour ne pas la manquer. Selon les cultures, cette fleur et sa floraison sont associées aux offrandes dans les temples, aux rituels, à la guérison et aux réunions festives, portant toujours une forte charge symbolique.
La tradition des Bloom Parties
Dans le Sud des États-Unis, les bloom parties, réunions nocturnes autour d'une fleur qui s'ouvre, sont attestées depuis le tournant du XIXe siècle. Dans les années 1930, à Jackson, dans le Mississippi, l'écrivaine Eudora Welty et ses amis artistes fondent le Night-Blooming Cereus Club, avec pour devise malicieuse : « Don't take it too cereus, life's too mysterious. »
Un dîner imaginé par Anna Hora
À l'occasion du festival Ar(t)chipel et de l'exposition de Sandrine Prévost-Servent sur la poétique de la maison, l'artiste et food designer Anna Hora a été invitée à créer un dîner dans la maison d'Alain Prévost.
Ce dîner puise dans deux histoires qui se rencontrent en ce lieu. La première est celle du Nightblooming Cereus qui pousse dans la maison. La seconde est celle de la maison elle-même : après avoir acquis l'ancien presbytère de Saint-Loup en 1959, l'écrivain en fait non seulement le lieu de son travail créatif, mais aussi un point de rencontre pour les artistes et intellectuels avec lesquels il lie d'étroites amitiés.
C'est au croisement de ces deux histoires que la tradition des Bloom Parties prend ici tout son sens. À l'image des réunions d'Eudora Welty et de son cercle d'amis artistes, le dîner rassemble des convives autour d'une fleur rare et fugace, dans une maison longtemps façonnée par les rencontres et les conversations.
Anna Hora traduit l'histoire de cette fleur extraordinaire en un langage visuel qui est aussi comestible. Comme la floraison elle-même, le dîner est un événement éphémère, une invitation à faire revivre, dans le cadre nocturne de cette maison et aux côtés des œuvres de Sandrine Prévost-Servent, l'esprit d'une bloom party : partager un repas et célébrer la vie ensemble.
Réservation obligatoire / Places limitées : maison.alainprevost@gmail.com
Afin de contribuer à couvrir les frais liés à l’organisation de ce dîner et les dépenses engagées par l’artiste, une participation de 15 € par personne sera demandée.
Plus d'informations sur l'artiste et sur l'installation ici.


© Anna Hora